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PRÉSENTATION

F I L I P Croix numérique
FILIP est un peintre autodidacte, né en 1951. Il vient assez tard à la peinture (années 1980). Méconnu du grand public, il s’engage, à ses débuts, dans un processus lent et laborieux. Car il n’est pas nécessairement doué pour utiliser ce mode d’expression. Mais comme l’époque se prête aux incompétences, il tire son épingle du jeu, et peut aisément faire illusion. D’exposition en exposition, il glane quelques succès d’estime, qui ne dépassent que très rarement le cercle familial ou amical. C’est pourquoi, son audience est limitée. Malgré la mort annoncée de la peinture, il persiste et signe. Car cette mort annoncée, n’est pas pour lui déplaire… En effet, qui dit mort, dit célébration, devoir de mémoire, rituel, pratique païenne, appropriation d’un thème universel. Toutes composantes qui jalonnnent son parcours. Parcours , qui plus tard, fait la part belle aux nouvelles technologies. Depuis les années 1990, il utilise des composants électroniques, puis des pièces détachées d’ordinateurs, qu’il intègre dans des compositions assimilées à ce qu’il appelle les nouvelles religions, les religions numériques. Les séries “Les Croix Numériques en témoignent. Mais sa démarche est multiple, et ne s’enferme pas dans un processus répétitif. Voir par exemple les séries Buren’sBand, ironie à peine voilée qui associe une banale peinture de paysage aux dimensions répétées ad nauséam des bandes de Buren, et qu’on peut lire dans divers sens… Bien qu’il reconnaisse le bien fondé et la pertinence des critiques post modernes, il n’en considère pas moins que chacun est libre de son expression. Et que nul ne peut se prévaloir de son point de vue pour l’imposer définitivement aux autres. Mariacque, critique d’art.

PRÉSENTATION

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FILIP est un artiste aux multiples facettes, qui utilise plusieurs médiums pour s’exprimer. Parmi ceux-ci, la peinture, la vidéo, l’écriture, et des assemblages qui pourraient s’apparenter à des sculptures numériques. Autodidacte, venu sur le tard à la peinture, il découvre les expressionnistes abstraits, et notamment Marc Rothko, Jackson Pollock, ou encore Willem de Kooning, qui le marquent profondément, mais étrangement, sa peinture ne s’orientera jamais vers l’abstraction. À ses débuts, il réalise des œuvres sans contrainte académique, puis, les problèmes techniques freinent son expression. Mais très vite, une liberté retrouvée l’autorise à explorer des pistes inédites, en dehors des courants et des injonctions diverses. Comme par exemple, cette réflexion sur le monde numérique, qui prend place dans des tableaux, ou dans des pièces assemblées, à l’aide de composants électroniques, ou de pièces détachées d’ordinateurs. En ce sens, il est un artiste de son époque, qui se joue avec humour de l’évolution de nos sociétés, sans tomber dans le piège de la critique ou de la narration insipide.                                                                                                                                  MARIACQUE, critique d’art.